Pour la 8e année consécutive, Wavestone s’est associé à Bpifrance pour publier l’édition 2026 du radar des startups cybersécurité française. L’étude révèle une recrudescence de la création d’entreprises innovantes après deux années précédentes moroses, bien largement aidée par la progression exponentielle des usages de l’IA pour la cybersécurité mais aussi de la cybersécurité pour l’IA.
L’IA, rampe de lancement pour la création de startup cyber en France en 2026
Malgré un contexte économique délicat, la cyber en France a connu une accélération de la création de startup en 2026. 105 nouvelles structures ont vu le jour selon le dernier radar des startups cybersécurité françaises publié par Wavestone en collaboration avec Bpifrance. Un chiffre qui contraste avec les années précédentes, marquées par un léger affaiblissement des créations (44 en 2025, 50 en 2024).
Le carburant de cette dynamique ? L’IA. « L’intelligence artificielle a facilité la mise sur le marché d’un produit ou d’un prototype, notamment grâce à l’essor du vibe coding (le code qui s’appuie quasi intégralement sur l’IA), relève Samuel Mangin, consultant en cybersécurité au sein de Wavestone. Nous avons perçu une explosion de l’IA dans des secteurs comme la GRC (Gouvernance, risque et conformité), la gestion des vulnérabilités. Cela va engendrer beaucoup de concurrence sur ces marchés dans les années à venir. »
De nouveaux acteurs sont apparus dans le domaine de la cybersécurité destinée à la sécurisation des usages de l’IA (22 en 2026 contre 15 en 2025.) Dans l’autre sens, 70% des structures recensées dans le radar utilisent désormais de l’IA dans leurs produits pour accélérer et augmenter la valeur des actions cyber. « Toutes les startups, aujourd’hui, déclarent intégrer de l’IA dans leur feuille de route, si ce n’est dans leur produit. Ne serait-ce que pour rassurer les acheteurs et les investisseurs qui exigent que les produits tirent un maximum de valeur de l’IA. Aujourd’hui, il est très difficile de se positionner sur le marché sans preuve de prise en compte de l’IA », poursuit l’expert.
Ce chamboulement dans le paysage de la création de startup trouve également un écho sur le volet investissement et levées de fonds. Celles comprises sous la barre des 10M d’euros ont ainsi triplé pour un montant total de 54M d’euros (contre 9 levées pour un total de 17M d’euros en 2025). « On recherche la poule aux œufs d’or, les prochains champions de la cyber, les investisseurs sont plus actifs et attentifs. Les startups ne doivent pas hésiter à en tirer parti. »
Un passage à l’échelle ardu
49 startups ont quitté le radar en 2026 contre 33 précédemment, témoignant d’une consolidation croissante portée par des acquisitions nationales (8 au total) et de réelles difficultés de croissance.
Le radar révèle ainsi une diminution du nombre de scale-up (-3 en 2026). Croissance ralentie du chiffre d’affaires, incapacité à lever suffisamment de fonds sont autant de raisons qui expliquent cette baisse. « Afin d’assurer leur pérennité, les entreprises doivent se positionner sur un segment de marché qui n’est pas saturé. D’autres pays proposent également des solutions. Une technologie de GRC intègre par exemple les réglementations européennes : un Allemand proposera donc les mêmes services qu’un Français. Le second élément à considérer est la diversification du portefeuille clients. Il est donc important d’aller à l’étranger quand c’est possible et d’essayer de démarcher des zones dont le marché est moins saturé. Il faut également investir dans la R&D afin d’ajouter de la valeur à son produit et de se démarquer de la concurrence. Enfin, l’enjeu de la certification est un pilier du passage en scale-up afin d’acquérir des clients d’envergure et prouver sa fiabilité. »
Les campus cyber territoriaux, source de soutien pour les startups
Le radar des startups cyber dessine également une cartographie des zones où les créations de startup sont les plus intenses. Aux côtés de Paris (157 structures dénombrées +63), d’autres pôles portent cette dynamique : Lyon (25, +18), Rennes (19, +8) ou Lille (20, +4).
Des hubs clés qui peuvent se targuer de bénéficier d’un campus cyber territorial (celui d’Auvergne Rhône Alpes devrait bientôt voir le jour). « Les startups référencées auprès d’un campus cyber territorial sont plus facilement mises en relation avec des investisseurs, souligne Samuel Mangin. Ils sont d’excellents relais et ont un rôle essentiel à jouer. »
Les entreprises bretonnes présentes dans le radar des startups cybersécurité
Vingt entreprises bretonnes sont référencées dans cette nouvelle édition du radar des startups cybersécurité :
- Am I Hackable ?
- Amn Brains
- Bearops
- CALIDRA
- CertActiv
- Cloud-IAM
- Complikey
- Daspren
- Easylience
- Elba
- FairTrust
- Glimps
- Keopass
- Kleer
- Riot
- Sekoia.io
- Situation
- Skyld Labs
- Tales Of Security
- Treebal
Publié le 30 septembre 2026 par ANDRÉ Guillaume
Nos autres articles
Dernières actualités et moments forts
du campus cyber breton sont ici !
Besoin d’aide ou de conseils sur le sujet ?
L’équipe de Bretagne Cyber Alliance est là pour vous orienter vers le meilleur interlocuteur de l'écosystème !
